Le blog de MOHAMED IBRAHIM - COMORES
J'ACCUSE, MAIS QUI ?
| l'Université du Caire |
L'Egypte est l’un des pays qui accueille beaucoup d’étudiants comoriens dans les pays africains. Ce pays offre une vie moins chère et une éducation a la portée de tous. Mais un constat s impose. La quasi-totalité des étudiants au pays des pharaons n’arrivent pas à sortir du lot. J’imagine le tollé que va susciter mes propos, mais il faut qu’on le dise : Nombreux sont les « étudiants » comorien en Egypte qui ne font pas vraiment des études. Pourquoi cela?
On est en train de créer un nouveau Madagascar qui, pourtant, admet tout ce qu’un étudiant a besoin comme pour réussir ses études. Et aussi l'Egypte offre une panoplie de choix d'études. Alors à qui la faute ?
L'Etat octroie des bourses d'études mais, elles ne vont pas aux bons élèves. Sur vingt boursiers comoriens, seuls deux ou trois arrivent à tenir la route. Et pourtant, beaucoup d’étudiants aimeraient avoir cette chance, mais hélas ! clientélisme oblige.
Beaucoup de ceux qui sont envoyés en Egypte à la sueur du front de leurs familles ne prennent pas conscience de la chance qu’ils ont, mais ils essayent de saigner leurs familles : ils demandent toujours plus que nécessaire et jouent à ceux qui souffrent atrocement ! Et l’honnête étudiant dans tout ça se retrouve lésé. Et on voit chaque jour l'étau se resserrer autour de nos chères iles Comores. Comment demain va-t-on développer un pays si la classe intellectuelle est devenue lassante sans compétence ? Car ce sont ceux-là mêmes qui n’ont rien à contribuer au redressement du pays qui seront à la tête du pays.
Comment pouvons-nous réussir à sauver les meubles de la maison quand elle prend feu et que les pompiers ne savent pas manier les lances flammes? Réveillons-nous, jeunes des Comores, le pays est en danger et ce n’est pas un seul homme au pouvoir qui peut tout faire, c’est à nous à nous autres prendre en charge notre pays.
Car notre pays doit cesser le clientélisme et réguler l'enseignement pour éviter le pire dans les années à venir. Placer des gens irresponsables à la tête du pays amène le pays à la décadence économique, sociale, etc. Les hommes intègres existent aussi, ne faisons pas de notre pays un endroit où l'honnêteté est un délit. Ne faisons pas de notre union, une désunion.
Nous devons cesser de voir aux autres les coupables de ce qui nous arrive, soyons nous-mêmes nos propres boucs émissaires et réveillons-nous.
Le pays doit éduquer de la bonne manière éducative possible et les étudiants doivent étudier de la meilleure manière éducative possible. Car maintenant il n’y a personne à accuser.
Youssouf du Caire.
COMORES : UNE INSECURITE INSTITUTIONNELLE
| Des commissaires de Ngazidja arretés par les autorités de l'Union |
Toute personne sensée ne peut qu’être choqué, et profondément troublé par la violence avec laquelle agit le gouvernement de l’Union des Comores et plus particulièrement le Ministère de l’Intérieur. Ce dernier s’adonne à des pratiques qui dépassent l’entendement, inédites dans la pratique administrative et le fonctionnement normal des institutions. Le Ministère de l’intérieur a pris d’assaut la police de l’Ile, emprisonné, après un procès expéditif et injuste, des membres du gouvernement et des hauts responsables de l’administration de l’Ile de Ngazidja. Les voitures de fonction des ministres emprisonnés ont été réquisitionnées et affectées à la police sans respect des règles de droit. Les préfectures sont tombées sous le contrôle du gouvernement de l’Union, c’est inédit.
Aujourd’hui, l’Ile Autonome de Ngazidja est réduit à néant. Même les Militaires assurant la sécurité du président de l’Ile ont été rappelés. Des policiers qui sont restés fidèles au gouvernement de l’Ile ont été séquestrés et introduits dans une citerne avec des actes d’humiliation. Ces derniers ont été libérés grâce à la pression d’un groupe de cinq femmes qui a saisi le directeur de la sûreté nationale. Les choses vont vite, très vite. On n’a même pas le temps de faire une analyse que d’autres événements tout aussi graves surgissent. Nous avons le risque de sombrer dans la dictature, dans la peur et la suspicion. Je crois que la nervosité d’un régime qui a échoué, en fin de mandat le pousse à des actions maladroites, inopportunes et inquiétantes. Notre pays jouit d’une liberté d’expression qui limite toute forme de violence.
Je crois que malheureusement dans les temps qui courent cette porte commence à se fermer. La suspicion et la peur nous guettent. Même les blogs ne seront pas des havres de liberté. Malheureusement, nombreux sont nos concitoyens qui ne mesurent pas l’ampleur du danger. Les prochains mois seront difficiles, très difficiles. Préparons nous à vivre une épreuve, une grande épreuve. J’ose espérer que la sagesse l’emportera.
Mohamed Ibrahim
Crash de l'Airbus de la Yemenia aux Comores : une boîte noire récupérée
| Les opérations de recherche de l'A310 de Yemenia continuent |
Une des boîtes noires de l'Airbus A310 de la Yemenia qui s'était abîmé le 30 juin au large des Comores, faisant 152 morts, a été localisée et récupérée vendredi, a annoncé la commission d'enquête comorienne.
"L'enregistreur de paramètres (Flight Data Recorder, FDR) de l'Airbus A310 de la compagnie Yemenia (...) a été récupéré ce jour à 08H30 (05H30 GMT)", a indiqué dans un communiqué le chef de la commission d'enquête Ali Abdou Mohamed.
C'est un grand pas vers l'explication de cette catastrophe qui a endeuillée toute une nation. La découverte de la boite noire viendra élucider le mystère, car la thèse de l’état de l’avion ne satisfait pas tout le monde. Des techniciens ont vite fait de montrer que confort et sécurité sont deux choses différentes.
Beaucoup de familles n’arrivent pas à faire le deuil de leurs chers disparus, allant jusqu’à s’imaginer que ces derniers ne sont pas morts mais bel et bien vivants, sur une île mystérieuse et déserte perdue dans l’océan indien, comme dans la fameuse série TV The Lost, les disparus.
Ces genres d’imaginations délirantes montrent bien la douleur de beaucoup de gens qui refusent la terrible réalité des choses.
On ose espérer que les boites noires révéleront les causes exactes de cette tragédie et que d’autres corps seront retrouvés pour permettre aux Comoriens de faire leur deuil. Inchallah.
Bon ramadan à tous. Que Dieu accepte notre jeûne et nos prières. Amin.
M.I
Electricité : la fin des délestages
| Vue d'une partie des six groupes électrogènes de la nouvelle centrale |
La société comorienne de l’eau et de l’électricité a inauguré, dimanche 23 août, sa nouvelle centrale sise à l’ancien site de l’aéroport de Moroni-Ikoni. Le président Sambi a fait personnellement le déplacement pour la mise en service de ces cinq groupes électrogènes qui vont permettre à la Ma-Mwe d’augmenter de 5 mégawatts sa capacité de production. La présence personnelle du chef de l’Etat, de ses deux vice-présidents, des membres de son gouvernement et de son cabinet et d’autres personnalités de l’Etat au lancement de cette centrale constitue le témoignage de l’importance que les autorités comoriennes accordent à la question de l’énergie.
Le président de la République, qui fait de l’énergie une de ses toutes premières priorités, s’est félicité que les villages reliés au réseau de la Ma-mwe puissent désormais pouvoir disposer régulièrement du courant surtout pendant cette période sacrée du mois de Ramadan. Il a parlé également des activités économiques qui vont ainsi pouvoir reprendre.
En effet, le directeur général de la société comorienne de l’eau et de l’électricité a indiqué que le système des délestages allait prendre fin avec cette nouvelle unité de production électrique. « Il ne se pose plus de problème de production », a dit Mlanao Alfonse qui entend maintenant aborder le volet distribution et extension dans les localités non encore desservies.
Cette nouvelle unité de production électrique aura coûté, en tout, la coquette somme de 1,5 million d’euros, soit plus de 738 millions de francs comoriens. Ce financement a été supporté par le groupe Semlex dans le cadre d’un contrat passé avec la Ma-Mwe, a indiqué Guy Ramahay Mandimby, vice-président dudit groupe. Venu aux Comores dans le cadre du projet « passeport biométrique », Semlex envisage d’investir dans des domaines comme l’énergie villageoise, l’hôtellerie et le tourisme, a indiqué son vice-président.
Il a précisé que ces groupes ont été achetés à la société Henri Fraise qui, comme prévu dans le contrat d’achat, doit dans une période de 24 mois, assurer l’entretien et la maintenance des groupes, mais aussi de procéder à la formation des techniciens comoriens pour pouvoir prendre la relève des techniciens malgaches.
En effet, cette nouvelle unité de production électrique est le résultat d’un partenariat impliquant la société comorienne de l’eau et de l’électricité, le groupe belge Semlex et la société française Henri Fraise.
P.M.
Al-watwan n° 1385-1386 du lundi au mardi 25 août 2009
Les Comores en danger
| Le colonel Saïd Abeid Abderemane, ancien président de l'île d'Anjouan |
le 22 Aout 2009, le colonel Saïd Abeid Abderemane publie une tribune sur Lequotidien.re Voici l'Integralité de son opinion qui, à coup sûr, suscitera vos réactions.
Co-signataire des accords de Fomboni qui ont consacré la réconciliation nationale, en février 2001, j’assiste impuissant à la destruction des institutions, à la banqueroute et à la faillite de l’État malgré les sommes énormes que les instances internationales et les pays arabes donnent aux Comores pour des projets fantômes et jamais réalisés, mais l’argent est dilapidé, et les fonctionnaires non payés, à part avec des grenades lacrymogène.
En ce moment, la situation politique, économique et sociale qui prévaut dans mon île, dans mon archipel, m’interpelle.
C’est la raison pour laquelle j’appelle à un sursaut face au président de l’Union des Comores Ahmed Abdallah Mohamed Sambi, que j’accuse, ainsi que ses sbires, de mettre l’archipel des Comores en danger.
Force est de constater que depuis son arrivée à la présidence de l’Union, malgré ses promesses, il n’a rien fait à part promettre et voyager. Mais il a ouvert un chantier pour façonner les Comores selon ses instincts personnels et familiaux, en rupture avec les fondements de la réconciliation nationale difficilement arrachée en 2001.
Sambi a créé volontairement un vide constitutionnel et institutionnel pour pouvoir gouverner de la manière la plus totalitaire.
Déjà sur le plan juridique Sambi a franchi les limites avec les nombreuses arrestations d’opposants, qui sont encore en prison sans motifs valables, et avec la mort de Farouk Mohamed, battu dans sa prison pour un délit d’opinion sur le référendum illégal du 17 mai.
En ce moment en Grande Comores, nous assistons à l’installation par la force des valets a la solde de Sambi dans le domaine de compétences qui revient aux îles, c’est une ingérence de l’Union, c’est un coup d’Etat institutionnel, c’est la fin de l’autonomie.
Sur le plan économique, c’est le K.O, les sociétés d’Etat sont en faillites, c’est la banqueroute.
J’accuse Sambi d’avoir engagé les Comores dans un avenir sombre et incertain. Il a installé la dictature à Anjouan avec Moussa Toybou, force est de constater qu’il a un projet mis en place par le lobby chiite pour rester à la tête de l’Union et les naturalisations des arabes chiite le confirme.
Maintenant, il est temps d’agir, car les Comores sont en danger, et je demande à tous les hommes politiques de l’Archipel des Comores et aussi ceux qui sont à l’étranger de se mobiliser et mobiliser l’ensemble du peuple comorien, et s’unir contre les projets de Sambi.
Il est vital vu l’ampleur du désastre de l’Archipel des Comores que Sambi parte à la fin de son mandat, et que les Mohéliens prennent la présidence de l’Union des Comores.
Le Colonel Saïd Abeid Abdereman
22-08-2009, le Quotidien


Commentaires textes : 












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Je trouve cela scandaleux! que font les pseudo "étudiants" comoriens qui ne font rien en Egypte? Qu'ils retournent au pays au lieu de rester là bas exiger de l'argent à leurs familles tous les jours pour rien ! Qu'ils laissent ceux qui veulent étudier de le faitre tranquillement !