blogs.fr: Blog multimédia 100% facile et gratuit

Le blog de MOHAMED IBRAHIM - COMORES

Blog multimédia 100% facile et gratuit

 

BLOGS

Nous savons tous que les Comores vont mal. Il est temps que notre génération se lève pour essayer de changer les choses.

Nous savons tous que les Comores vont mal. Il est temps que notre génération se lève pour essayer de changer les choses. Mes chers concitoyens, mes chers amis, c'est avec le sens des responsabilités et une profonde humilité que j'ai voulu, à travers ce blog, être témoin de l’actualité de notre chère patrie. Ce blog est aussi le votre, n'hésitez pas à envoyer vos articles et à laisser vos commentaires. LE CHANGEMENT, C'EST MAINTENANT.

Blog dans la catégorie :
Actualités

 

Annonce vocale

 

Statistiques

 




Signaler un contenu illicite

 

Le blog de MOHAMED IBRAHIM - COMORES

ASSEZ DE MEPRIS A L'EGARD DES COMORIENS !

Ibrahim Youssouf, écrivain comorien, auteur de Le Tam-tam des Bannis
Ibrahim Youssouf, écrivain comorien, auteur de Le Tam-tam des Bannis 

Lors de l'ouverture d'un forum économique entre opérateurs comoriens et tanzaniens, le 17 août dernier, notre président a déclaré : « Pour tout vous dire, j'ignorais que, depuis janvier 2009, les fonctionnaires comoriens ne sont pas payés. » Ces paroles ont plongé l’assistance dans un silence de cathédrale. Tout le monde est resté pantois, déconcerté par les propos présidentiels. Les agents de l'administration publique totalisent plus de huit mois d'arriérés de salaires, et pendant ce temps là le chef de l’Etat est tranquille dans son bureau de Beit-salam, avec la satisfaction du devoir accompli ! Mais de qui se moque-t-on ?

Je considère que ces propos du chef de l’Etat sont scandaleux. Ils sont révélateurs de l’état d’esprit de la classe dirigeante comorienne et de l’ensemble des hommes politiques. André Malraux disait un jour : « Le mépris des hommes est fréquent chez les politiques, mais confidentiel. » Mais on se rend compte aujourd’hui que de plus en plus de politiciens comoriens, jusqu’au plus haut niveau de l’Etat, affiche du mépris, bien visible et sans complexe, à l’égard des fonctionnaires et de la population.

Cette attitude de Sambi, qui ose dire en public qu’il ignorait que les fonctionnaires de l’Etat, dont il est le chef, accusent des long mois d’arriérés de salaires, s’inscrit dans le mépris général qu’affiche son administration à l’égard de la population comorienne. C’est scandaleux et ignoble ! Le président est mal informé ou bien il est de mauvaise foi ? Dans les deux cas de figure, c’est inadmissible. Mais dans un pays où l’opposition est la sœur jumelle du pouvoir, avec les mêmes ambitions et les mêmes dérives, le pouvoir peut se permettre de nous dire d’aller manger une soupe de kilo ya wubu si on a pas les moyens de s’offrir du basmati ! 

Les Comoriens ont faim et soif. Ils veulent être écoutés et respectés. Ils sont fatigué de la politique politicienne. Ils souhaitent un peu de dignité dans les affaires publiques, le sens du dévoir. "Assez ! c'en est assez du mépris !" Que dieu bénisse les Comores.

Ibrahim YOUSSOUF

Ecrivain comorien  

 

QUEL AVENIR POUR LES ETUDIANTS COMORIENS A L'ETRANGER ?

L'Université Paris 8, avec sa forte communauté d'étudiants comoriens
L'Université Paris 8, avec sa forte communauté d'étudiants comoriens 

C'est malheureux ce qui se passe dans notre pays. Vu d'ici, en France, j'ai l'impression que tout va de mal en pis. On nous raconte que le pays sombre dans le chaos, que Sambi fait tout pour s'accrocher au pouvoir, qu'il est manipulé par une sorte de lobby arabe ou je ne sais quoi, que les fonctionnaires accusent des nombreux mois d'arriérés de salaires, que la population traverse une période difficile, que même la liberté d'expression est de plus en plus menacée, que des autorités fédérales arrêtent et emprisonnent abusivement des autorités insulaires, que l’Etat, comme à son habitude, est dans l’immobilisme et la médiocrité, que l’opposition n’offre rien de concret comme projet politique efficace, etc.  

Tout cela n’augure rien de bon. Tout cela ne nous encourage pas, une fois nos études terminées, de retourner au bercail et de servir notre pays. C'est triste de dire ça mais c'est la vérité. Malgré notre patriotisme – car je me considère comme étant une vraie patriote –, on risque de rester ici avec des diplômes et de se contenter de petits boulots, pire encore de tomber dans la clandestinité.

Les étudiants comoriens qui sont à l’étranger sont déchirés, dans leur majorité, je crois, par le besoin ardent de retourner aux Comores pour servir leur pays et la tentation de rester en France faire leur vie à cause du manque de perspectives au pays. Et beaucoup d’étudiants qui sont dans d’autres pays aspirent à venir ici en France pour réaliser leur rêve français. Car le « je viens » avec son argent, il n’y a que cela qui compte sous nos cocotiers. Et les quelques audacieux qui tentent l’aventure aux Îles de la Lune déchantent très vite. Car dans les Îles aux Parfums, c’est comme odeur de désespoir qui plane partout. Ainsi notre pays perd ses enfants et son avenir.  

Alors tout le monde veut s’enfuir du pays. Et même les hommes politiques, qui étaient au pouvoir hier, prennent la poudre d’escampette et viennent ici en France vivre comme des pauvres immigrés et accuser le pouvoir en place de tous les maux. C’est pathétique et révoltant ! La politique comorienne est devenue une sorte de mascarade où il suffit d’avoir une grande gueule et de calomnier son adversaire pour se frayer un chemin dans cette jungle sans foi ni loi. Les hommes politiques font des efforts herculéens et machiavéliques pour accéder au pouvoir. Peu d’entre eux ont un vrai projet politique et une vraie vision pour les Comores. C’est à celui qui sait parler haut et fort, c’est à celui qui sait diviser pour mieux régner, c’est à celui qui a le bras long comme un chimpanzé. Il n’y a pas de sens du devoir et de la responsabilité. Ils oublient vite que l’Etat est là pour assurer la paix, la sécurité et la prospérité de tous les citoyens, et qu’il n’est pas là pour le bien privé des membres d’une famille politique ou une région. Il est temps de mettre en pratique la notion de chose publique.

Le Comorien en a marre de la politique politicienne. Et nous les étudiants comoriens qui sommes loin de notre terre avons besoin d’être encouragés et rassurés, nous avons besoin de vrais dirigeants et de meilleurs perspectives pour notre pays. Car il n’y a rien de malheureux pour un étudiant comorien que d’avoir un master en économie, par exemple, et d’aller nettoyer un fastfood. Il n’y a rien d’insultant dans mes propos – il n’ya pas, il est vrai, de sot métier –, mais je parle d’expérience personnelle.

L’avenir des Comores est dans les mains de leurs enfants. Et les pratiques des pouvoirs publiques n’encouragent pas le retour au bercail. Alors quel avenir pour nous, étudiants comoriens à l’étranger ? 

 

Yousra Chahid,

Etudiante comorienne en France.  

 

Elections législatives aux Comores : vers une stratégie nouvelle génération ?

Le Palais du Peuple, une Assemblée Nationale comorienne en piteux état
Le Palais du Peuple, une Assemblée Nationale comorienne en piteux état 

Les élections des députés et des conseillers des îles autonomes des Comores pourraient se tenir après le Ramadan. Mais déjà, les principaux protagonistes ne se ménagent pas pour réveiller les troupes et jeter l'opprobre sur le camp adverse. Pendant que le gouvernement de l'Union se démène pour voir comment défendre le bilan mitigé du chef de l’Etat, pendant que les stratèges du pouvoir actuel, confrontés au casse-tête des arriérés de salaires des fonctionnaires, cherchent à savoir comment transformer un bilan qui se résume à des promesses d’investissements à une réussite totale, les tacticiens de l’opposition, quant à eux, aiguisent les armes et entendent profiter au maximum des difficultés du camp présidentiel. cette fois-ci, l’opposition ne veut plus bouder les urnes.

En effet, elle sait qu’une éventuelle victoire du camp d’en face serait le début d’une nouvelle mandature pour le président Sambi. Avec une majorité parlementaire, Ayatollah aura alors les coudées franches pour fixer la date d’harmonisation des élections comme bon lui semble. Ce qui aura probablement pour conséquence le prolongement du mandat du Raïs autant que possible.  Les Mohéliens devront alors apprendre une leçon de patience amère. A Moroni, dans les milieux autorisés, on s’autorise (forcément !) à penser que l’opposition n’entend rien laisser au hasard, elle espère aligner des grosses pointures et présenter des candidatures uniques dans beaucoup de circonscriptions à fin de contrecarrer les ambitions de Aha. Elle veut affronter Sambi en rangs serrés, quitte à fabriquer des alliances contre nature.

Mais s’il y a une leçon à retenir des dernières élections au pays des sultans batailleurs – des élections qui ont temoigné de la vitalité de la démocratie comorienne –, c'est la determination des Comoriens à ne plus donner une deuxième chance aux gouvernants qui n'honorent pas leurs engagements. Les électeurs en ont assez des promesses non tenues et de cette politique qui consiste à prendre les mêmes et à recommencer tout en espérant des résultats différents. Le Comorien n'est plus dupe, il veut du nouveau. Et l'on peut être sûr qu'il n’hésitera pas à montrer son opposition à une politique de l’échec et à sanctionner le pouvoir en place comme il l’a déjà fait récemment. La bataille électorale sera donc rude et sans merci. Les Comoriens ont soif de changement, ils veulent du sang neuf. Avec un pouvoir qui commence à inquiéter plus d’un et une opposition qui ne rassure pas non plus, une nouvelle génération de politiciens entend tirer son épingle du jeu.

Dans la capitale comorienne, des noms de candidats indépendants sans affinité politique particulière commencent à circuler. Dans les couloirs de l'Administration, on murmure également que c'est cette stratégie nouvelle génération qui semble séduire l'Exécutif pour mieux faire passer la pilule. Ainsi, chaque camp se prépare à annoncer des nouvelles têtes d'affiche pour mieux s'attier les faveurs d'un électorat déçu par la politique politiciene. En attendant, ces nouveaux venus dans l’échiquier politique devront tirer les leçons des échecs passés et des stratégies désastreuses de leurs ainés pour espérer siéger dans un Palais du Peuple envahi par les mauvaises herbes. 

 

Ibrahim Youssouf,

Ecrivain et scénariste.  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

CRACH AUX COMORES DE LA YEMENIA : LES DEUX BOITES NOIRES REPÊCHEES

Les enquêteurs montrant les deux boites noires de l'Airbus A310
Les enquêteurs montrant les deux boites noires de l'Airbus A310 

L'enregistreur phonique de l'A310 de Yemenia Airlines qui s'est abîmé en mer le 30 juin dernier a été récupéré dans la nuit du vendredi au samedi 29 août 2009. Les boîtes noires de l'A310 du vol IY 626 de la Yemenia Airlines sont ; actuellement, toutes les deux dans les mains des autorités comoriennes.

 

 

 

FAHAMI AUX ABOIS DE SAMBI

Me Fahmi Saïd Ibrahim, avocat au barreau de Moroni.
Me Fahmi Saïd Ibrahim, avocat au barreau de Moroni. 

Un nouveau commentaire vient d'être posté sur l'article  « COMORES : UNE INSECURITE INSTITUTIONNELLE ». Sur le même article, notre lecteur à laissé trois longs commentaires intéressants. Nous estimons que celui-ci est assez fort pour constituer un article à lui tout seul. Cela va permettre aussi aux autres lecteurs de réagir sur les propos de monsieur Dafine. Voici en intégralité ce commentaire.

FAHAMI AUX ABOIS DE SAMBI.

Invité du journal de la station Djabal Tv dans la nuit d’hier vendredi, Me Fahami S.I surprendra plus qu’un. Stupéfaction totale. En effet à la question embarrassante du journaliste de savoir pour quelle raison, sur quel principe, en vertu de quoi, selon Fahami, les véhicules de fonctions des autorités de l’Ile Autonomes de Ngazidja seraient confisquées alors que cette mesure n’est ni appliquée à Anjouan et ni non plus à Mohéli, il répondra très amèrement et d’une manière irresponsable que « s’ils ne s’étaient pas rendus (dans leur) au commissariat central de police de Moroni, leurs véhicules n’auraient pas du être prises par les policiers ». Très drôle, indignant et révoltant comme réponse d’un homme de droit en l'occurrence un avocat, d’un responsable d’une formation politique mais pas surprenant pour un proche et ami de Sambi comme il le dira à qui voulait l’entendre tout au long de son passage sur le plateau de Djabal.

Comment oser tenir des propos pareils ? Comment insinuer que les autorités de Ngazidja n’avaient qu’à rester à l’écart de leur propre service public ? Et donner raison aux agissements d’une police rebelle conduite par cet indigne officier de Nassuf Kaissane, jadis, au service de Ngazidja. Se rendre au commissariat constitue donc, pour notre brillant avocat, un délit qu’il faut répondre par l’arrestation et la saisie des biens de la personne en question. Qu’il soit rappelé au président du PEC, que tout gouvernement est habilité à tenir ses conseils partout où l’urgence s’impose, s’en est une règle quasi-universelle et même avec la possibilité de réquisitionner des domiciles privés s’il le faut sur l’étendu d’un territoire donné.

Curieux encore, il omettra de dire que le Ministre de la sécurité intérieure de Ngazidja était de plein droit de demander à ses subordonnés de procéder à l’ouverture de la porte que l’autre subordonné a refusé d’exécuter, ordre du supérieur hiérarchique. Notre cher Avocat manquera aussi de préciser que les autres détenus croupissent en prison pour aucun véritable chef d’accusation.

Qu’il puisse se souvenir aussi que nous sommes bien dans un état de type fédéral qui reconnaît constitutionnellement une large autonomie administrative aux entités insulaires ce qui signifie que le rôle que peut jouer un préfet dans un état unitaire ne sera automatiquement pas le même dans le notre. Le préfet ne va pas se substituer à l’administration insulaire dans les régions à moins de ne plus reconnaître cette autonomie accordée aux îles, pendant que paradoxalement, il considérera que les mairies d’Anjouan accomplissement les missions et les rôles de préfets.

Vouloir défendre l’indéfendable crée encore une fois un non événement pour l’avocat du régime de Sambi qui s’en réjouit de l’absence de Me Harmia mais qui ne tardera pas à récupérer sa place d’antan.

Cette même situation  peut présenter ce genre de risques puisqu’on sait que depuis l’évincement du Préfet de Moroni Elhad par le Ministre Bourhan , l'usurpateur en place sortira des nouveaux imprimés des actes d’état civil dont  plusieurs juridictions continuent de rejeter ces actes qui ne reposent en effet sur aucune référence juridique de base. La situation reste pareille après la fermeture par l’Union du ministère de la sécurité intérieure et de la communication de Ngazidja. Les usagers désirant légaliser leur différent statut se trouvent pénaliser par cette mesure arbitraire de l’Union visant à paralyser la machine administrative insulaire. Quitte à priver les administrés de bénéficier des diverses prestations de service ordinaires, pourvu que Ngazidja en soit atteint, telle reste la nouvelle devise noire de Sambi.

Dafine Mkomori

 

 

 

Minibluff the card game

Hotels