Le blog de MOHAMED IBRAHIM - COMORES
Le Club de lecture de Ntsaweni veut inciter les jeunes à aimer le livre
| Ismael Ibouroi, à gauche |
Depuis au mois de mai dernier le club Said Hassane Said Marouf Ben Ahmada entame ce programme culturel. La première conférence débat, organisée le 24 mai à Ntsaweni, a été animée par le professeur Ismaël Ibouroi, auteur du roman Le voleur de rêves [Editions De La Lune, Paris]. Fundi Ismaël Ibouroi a répondu, à l’issue de son exposé sur l’oeuvre, aux questions du public composé aussi bien d’élèves, d’étudiants, de cadres que d’autres invités. Au coeur du débat, le mal être de Labouda, l’hypocrisie, l’égoïsme, la méchanceté des hommes, mais aussi l’indifférence ou l’impuissance de la société devant le mal. Il n’y a pas que les hommes qui volent les rêves des hommes. Il y a aussi le sort, la nature, le destin peutêtre ou, pour certains, la Providence. Labouda, l’un des héros des sept récits du premier ouvrage de Ismaël Ibouroi, Le voleur de rêves, est né avec un corps puant. De temps en temps, des bouffées d’odeur se dégagent de son corps, envahissent l’enfant et parfois, peuvent lui causer des malaises et des instants d’évanouissement. Cette pestilence détruit le rêve du jeune garçon encore en classe de seconde de continuer ses études comme ses camarades de classe. Labouda pue, sa vie pue. Rejeté par la société, il fuit sa ville Mzamboro pour se réfugier très loin dans la forêt des damnés, des reprouvés de la société : la défection. Et pourtant son père, un parvenu qui s’est enrichi dans la vanille aurait pu faire quelque chose. Mais son rêve à lui était tout autre : l’ascension dans la hiérarchie sociale, être au sommet de la notabilité. Qui vole le rêve de qui? La seconde édition de la semaine culturelle « Un livre par trimestre » débutera lundi 10 août, à l’école primaire du Groupe scolaire privé Mtswamwindza de Ntsaweni, par un concours de lecture et questions, de récitations avec l’animation musicale du groupe Zamane. Le lendemain ce sera le tour des élèves du primaire de l’école Kachandar à Ntsaweni de concourir en lecture, questions de compréhension et proverbes, toujours en compagnie du groupe Zamane. Le mercredi 12 août, maître Fahami Said Ibrahim sera l’invité du club pour un exposé sur le droit aux Comores. Le 13 août, l’activité culturelle se verra délocalisée au Groupe scolaire Avenir de Moroni où les élèves du primaire joueront en lecture et questions sur la lecture. Il y aura aussi la présentation d’une pièce théâtrale sur la pédophilie par la troupe Arc-en-ciel, accompagné du chant du groupe Zamane. Le vendredi 14 août, Abdillah Msahazi, un économiste spécialisé dans les banques propose un thème sur « La communication financière », à Ntsaweni. Dans le courant du mois sacré de ramadan, le club entend organiser une série de conférences et des débats sur des sujets variés. Il y aura, entre autres, l’intervention de Soeuf El Badawi, dans la première dizaine du mois, sur « Imaginaire politique et obsession citoyenne », « Philosophie et l’Islam », dans le courant de la deuxième dizaine, avec Ismaël Ibouroi, « La violence et l’Islam », dans la troisième dizaine, et bien d’autres sujets.
Al-watwan N° 1374 du 07 août 2009



Commentaires textes : 

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je suis tres content de l'initiative du claub de Ntsaweni et de mon professeur Ismael Ibouroi. c'est une tres bonne chose d'essayer de faire aimer le livre aux eleves, car ces derniers ne lisent pas, et je trouve que c'est la principale cause des echecs scolaires; il ya des écrivains aux Comores mais il n'y a pas des lecteurs, c'est triste. Il faut que les acteurs culturels jouent leur role. Esperons que cette initiative n'est pas un feu de paille.